4 août 2016

Allongement du vide en soi


Texte version brute non corrigée sorti Du placard des derniers mois 
Versions d'essais, 08/016



Terre trempe comme ma langue entre ses jambes. Terre rebondie couverte et close. Comment tu t’exposes – comment tu t’éloignes – comment tu dis – comment tu creuses – comment tu t’entraînes – comment tu subis – comment tu souffres – comment tu t’organises – comment tu te rejettes. Contrairement à vous, nous n’avons pas de talent, s’en est notre richesse. Perspective : fuyante / courante / pourrissante / accablante.

Laisse des porcs en costumes factices hommes tête au pied. Sortir de sa bouche à lui déféquer tout l’intérieur de ses nœuds cracher recracher vomir des particules de mort tirer courbé et suffoquant la lourdeur de ses pas de son corps pourrissant de visions intérieurs organiques et entropiques : faire des phrases.

Chaque jeudi le camion bleu porte les fruits, fruits secs, graines, légumes. Chaque jeudi midi klaxon au centre du quartier petit. Souvent le samedi soirs ou la nuit un nouveau drame une flambée de pathos. Souvent la même adresse ou une autre.

La nuit a tournée tout autour. La nuit s’est couverte de bruits sourds. Seul draps la pluie. La perte de conscience. Je me suis éteins bousillé. Je me suis perdu dans un endroit sombre et sans vie. Aux interstices de l’existence. J’ai voulu m’échapper je me suis échappé.

Et le langage pour en rajouter. Nous sommes la défense et l’attaque. Contre toutes les autorités. Nous avons prémédité notre spontanéité. Nous attendons parfois la pluie, aux amours, la pluie qui ne vient pas. Si peu nous a été transmis. Chaque matin Joseph K. revient.

Elle ne se laisse pas dire en pensant. L’écriture est une projection de la pensée. Étude de l’écriture face à l’écran. Remarque sur les yeux pris dans l’écran. La pensée net s’arrête au moment des yeux ou des mains. Une herse. Nous voulons la thune et le temps. Il n’y a pas de rôle à jouer. étude du tourment.

On les regardait se cogner dans leurs portions. Leurs portions à chacun. Leur portion du tout. Des petites maisons. Des pavillons de pleins temps. De belles demeures à crédit. Un taudis épargné. On y voyait mieux. Bien au chaud. Dans notre lotissement.

Les voitures passent vite. Il faut éviter les voitures. Longer les murs. Pour ne pas se faire écraser contre le sol. Cycle. Tournure du temps. Absurdes cases. Ou boucles. Tout tourne de la main. Lumière. Tourne de l’œil. Sans faux semblant tourne. Et le sang fait des boucles. Action. Des tours de corps.

Nous ne voulons rien faire. Nous nions la négation. Dans la poésie. Pas territoire. La poésie une, une poésie ouverte. Poésie, de temps en temps, dans la poésie, sans place. Où, la poésie à place. À qui tu parles la poésie. Poteau sol. Champs long seul. Énumération muette.

Excentré au monde on se soigne. On apprend à ne plus se reconnaître. Fait de l’usure du temps. Chacun traîne son histoire. Il y a l’érosion et la coupe des arbres. Peu les visages ou fuient les visages. Ce sont les choses qui sont ainsi. La route qui nous traverse. On y peut rien.

Le travail a disparu comme la ville. On distille. On se présente. Même destinée, la terre ou la forge. La clef sous la porte au matin. Des êtres traversés. Alors s’il nous fallait garantir quelque chose, nous pourrions garantir que l’écart est creusé. Et je creuse. Village errant.

Nous regardons les cadres, les tableaux. Nous faisons des choses. Des choses pourquoi. Nous faisons des cadres. Nous regardons les âges se repasser. Des images notre difficulté à affirmer l’existence d’une image. Nous avons faim. Nous nous retenons. L’image n’est pas terminée. Repasser le bois. Recouvrir le bois.

Le village est une route. La route passe. La route passe par le village. Le village est traversé par la route. Et des voitures parfois. Rarement des voitures. Rarement des villages. Rarement des passants. La route est longue et traversée par le vent. Le vent longe la route vite.

L’air entre puis sort. Traverse, tourne comme la chance, à ce qu’on dit. Cycle ou cercle. Ronde ou tours de cours. Ou de cloître. En caserne. Tourner dehors comme dedans. Et le temps et la Terre, gravitent. Ou se faire projeter contre un mur.

Ici le temps passe, ne passe pas. Ici le monde esseulé. La liste est chanté nous l’entendons. Poteau seul. Plus du peu. Et encore. À la fin de la réunion, nous nous mettons d’accord sur la nécessité d’une rencontre. Tous les mots me viennent car j’ai parlé.

Comme ça dans tout un tas commence. Nous tombons. Aucune chute. Une suite d’images défilantes astres compulsifs, ici, une fleur qui pousse c’est un lynchage publique, un être qui s’offusque et c’est lynchage et pâturage discours et pâtures, retour des formes autoritaires aux scandales dont tout le monde se moque ou encore se nourrie.

La hache et la gazinière. Ou la fois où le coma sur la table de la cuisine vieux tombe imbibé devant femme et enfants. Il y a des nomades sédentaires sans le choix. Il y a la solitude des enfants de toute origine et de tout âge. Enfants Marocains, Turcs, Portugais, Algériens, Roumains, Français.

Vie est œuvre vie est incomplète. Terminer le chant. Ne rien faciliter de l’écriture. Si vie ne facilite rien. Œuvre est longue terminer. Visage esseulé, écœuré, amplifié, ampoulé. Visage coupé en deux moitiés du centre. Tranché visage. Creusé recouvert.

Chute dans le noir chute vers le vide chute de la nuit chute sans mémoire. Quelle limite aurait-il fallu franchir, tomber, noircir, puis oublier, s’oublier dans la pierre, s’oublier contre le sol, s’oublier cassé contre le sol, s’oublier sous une pluie froide, écrasé sur un gravier sans réponse.

Ensemble qui ne tient. Je perçois des faits sans n’en distinguer aucun clairement. Chef illégitime chef. Tous chefs illégitimes chefs. Où suis-je passé. Où suis-je tombé. Où me suis-je éparpillé. Dans quel état dans quel coin de quel voyage. Un naufrage encore, loin des mers.

Alors qu’il aurait fallu rater mieux. Se louper. J’aurais du m’éviter. Ne pas sous estimer le chaos de la nuit. Un corps dans une nuit hostile. Une nuit intérieure et environnante. Soi comme obstacle. Monde suturé. Corps saturé. Éclats de joie passent aux éclats de chaire.

Que faut il retenir ? Ou reconnaître. Où s’endormir, comment. Pourrissement, des analyses. Les mots qu’il place. Ces endroits en coin. Qui tombe. Tout. Du pauvre au plus pauvre. Prose, ligne archaïque. De situation. Poésie pratique, dans un monde praticable. Le geste est incomplet.

Dans la suite à la fermeture, de la nuit poutre coupe dans la pâte la résine. Dans la nuit aboie, déborde, médite. Autour. Je ne suis pas allé courir en forêt. Je ne suis pas allé courir. Je ne suis pas aller marcher. Je n’ai pas marché. Je n’ai pas fait de sport. Je ne suis pas allé dehors. Je n’ai pas vu le monde.

À louer : perspectives obsolètes. Conte courant et dessein contemporain. Emprunter pour s’enfermer. Un emprunt sur vingt ans. Mise en demeure. Plan / épargne / Prison. Des restes. étude sur les limites habitables. Nous faudrait il un plan, pour mieux réagir à l’état ? Réagissons nous ?

Allongement du vide en soi. Tirer vers. Je n’ai pas fait un tour. Je ne suis pas enfermé. Je ne suis pas dehors. Je ne suis pas allé courir dedans. Je n’ai pas la certitude de courir ou de traîner dedans. Murs. Murs infranchissables du temps. Parois de pierres peintes.

Feuille sèche unique bruit unique défile descend la route plate poussée par le vent. Feuille traverse le vide et l’indécence. Organe sec tombé de l’arbre tourne roulé par le vent et la chute poussée par le temps, feuille morte. Roulement fracasse le silence.

De perte et de vues. Chacun sombre recoin. Le lieu ici. Notre spectacle notre commune et ses vieux chants. Les granges qu’il nous reste les tables communes. Humanité là. Rebuts du monde nouveau nous marginaux de vos lignes. Lignes de front dans les villes. Lignes de bave dans vos pages.

Les nouveaux, suffisamment grands pour sortir de leurs murs, guettent dehors le pignon de l’autre. Ce pourrait être le tapin mais ici, chacun sa porte, son entre, sa misère derrière, chacun a ce qu’il sait. La voiture chère en face sort une fois l’année. Le reste du temps c’est sous un draps, au garage.

Détruisons les. Dans les fait aucun avenir aucun droits du travail, et encore et encore du travail, et encore. Nous murmurons des trajectoires impossibles. Nous ne sommes pas sûr de nous. Nous cherchons les raisons. Le ciel est fragmenté. Il s’agit d’assembler des choses.

Assembler le bois. Percer le bois. Creuser trouer le bois. Préparer le bois. Préparer le bois. Coller le bois. Visser le bois. Le bois coupé. Le bois lambeau. Monter le bois. Cadrer le bois. Aller contre le bois. tireurs de corde de cartes tireurs de plomb artistes de morts.

Quel train. Dans la nuit tombent des casseroles, des poutres, des briques, tombent des machines à laver. Du cinquième étage la poésie opère, fait tomber, se déleste. Dans la nuit tombent des hommes trébuchent dans les murs de la nuit se cognent frôlent s’éraflent puis oublient.

Sommes nous des réacteurs ? Je n’ai pas couru. Je ne suis pas allé travailler. Je ne suis pas allé voter. Je ne suis pas déclaré. Je ne suis pas à la rue. La rue n’est pas à moi. Je ne suis pas allé courir en forêt. Je ne suis pas allé jouer. Je n’ai pas joué. De suffocations rondes.

Nous deux dans la nuit ou dans le jour gestes et postures profanes, nous trompons le temps, elle nu et chaude frissonnante, elle abolie la durée, libère ses huiles. Son moteur est derrière souvenir deux pièces au bord d’une eau au chlore souvenir fumant du tissus mouillé qui révèle les creux.

Se cognant contre des parois probables, frôlant une mort probable dans un monde probable. L’histoire de la chute est inconnue. La chute elle même détachée de toute logique. Nous allons prendre l’air, de l’indicible, dans l’indiscernable. Je me suis amoché. Je ne me suis pas raté.

Relier les places entre elles, faire tomber le poste. Nous nions la négation. Nous complices. Dans le regard. Entraidé. Notre jeunesse n’a pas eu lieu. Notre jeunesse non lieu. Cette enfance retrouvée morte ou burinée. L’ordre nous dit que tout va bien, pour l’ordre,l’ordre impose que tout aille bien, pour l’ordre.

L’heure du sommeil, redoutable, quand les mots viennent, et tout devient clair. N’oublier ni langue, ni dessin, signe et autre traces. Les limites de l’épargne bien manger bien boire bien dormir. L’écriture est une transcription. L’écriture n’est pas la pensée. La pensée est confuse.

Couper. Couper net, court, sec. Éclipser. Obstruer. Passer. Ombrer. Je t’imagine, visage contre visage, peau glissante, feindre une nuque ou l’enrober de ta langue. Ta langue muette et ses coups contre ma langue muette. L’humour est tragique. Et mon visage est un drame.

Notre jeunesse est sans lieu. Nous cherchons un lieu mais ce lieu n’a pas de nom. Terre tourne comme ma tête autour d’elle. Du courant elliptique.

Ni ne complète. Si vie est terminer. Que l’écriture ne facilite. Ni vie ni œuvre. Tout tourne lait et eau dans le vide tournant dans le sens de la terre autour. Ce mouvement lourd opère. Force ou gravité. Gravité du corps autour de la langue. Allongement des jambes sur le dos. Adossement du corps contre le vide.

Cracher la terre imbibée. Cracher la route. La vie rarement. On cherche même l’image. On repousse la fin qu’on sait. Cracher la toux. Les mots présents. Si la fièvre monte c’est sûrement le doute. Il faut sortir. Traverser la route qui traverse le village. Écrire au présent.

Ce corps frêle est à porter, à porté de main, le verre brisé à hauteur de vue, le mur le sang sur les mains les genoux le sang dedans et désormais dehors le sang du visage dans la nuque sur le torse et les jambes sur les doigts, le sang mêlé à celui de la terre. Le sang mêlé à la pluie.

Vie tire dans œuvre. Vie réaliser dans le tire incomplet. Le chant du tire incomplet de la vie. Harmonie mécanique artificielle de l’écriture. Ou des traces sur les murs des mains. Des mains à l’œuvre. Vie non facile. Vie moyen. Corps moyen de vie. Corps non facile de.

Laisse est le nœud le tout le temps de son style trou de plâtre ou de chêne de bois massif fait le tour au fond. Laisse ce qui tient le tout si le tout tire nasse serrée attache. -On y voyait bien mieux maintenant. Les petits personnages. Et leurs trompettes guerrières.

Circules. Des coups. Est un tout, un tournant. Bouclée comme la bouche puis la langue et la glotte. S’endorment en nous les litres d’un fleuve épais. Cycle de vase et d’haleine. Certains au charbon. D’autres en grève. Écumer le temps. Fin de semaine toujours. Piraterie. Clan. Quel mur.

Nous faisons défiler le temps conservé, nous piochons ce qui nous scié, ce qu’il nous manque, à l’incompréhension régnante et souveraine. Où l’emporte la vie, luxe, calme, volupté, nous nous déplaçons, murs. Feuille traverse la route.

Lignes vides d’amour contre toute fonction. Vie présente laissée traversée. Groupes. Sur deux pieds l’histoire notre l’histoire, rouge. Hors société dite. Nous déshabitons. Gravité du sang autour du cœur. Gravité des corps autour des corps. Des montagnes. Nous autres choses humaines aux questions intranquilles. Tout tourne et se remplit embrasse et dessine, noirci.

Tous partagent la même attente, le même gymnase, souvent les mêmes jeux. Parents immigrés ou émigrés, jetez là au travail d’il y a trente ans ou d’aujourd’hui. Usines de remorques, champs, vérins, champs, voitures, chômage, travail à domicile, couper le polystyrène à mettre dans les cartons.

Sphère sans fin cycle bouclé, trous, marrées, torrents, fuites. Elle penche vers moi se dirige. Archaïque, complexité, profondeurs molles et humides. Elle ne recule pas s’avance et écarte elle se disperse dans mes yeux.

Préventif dérisoire vos orientations de lourdes peines. Nous sommes en avance. Nous des uns aux autres formes et forces. Nous ne sommes pas multiple. Nous libérons notre geste. Notre geste doit être libéré. Notre lieu est peut être la place notre lieu est peut être une place, une place à prendre ou à laisser.

Là où nous nous logeons. Le langage disparaît souvent. C’est souvent qu’il faut se familiariser encore avec une langue, chercher sa langue, la perdre tout autant, et reconnaître n’être que le témoin de cette disparition perpétuelle.

Feuille morte écrase le silence de la route muette. Fracasse, froisse, hérisse. Fonction panoptique de l’habitation. Location passagère transitoire, où beaucoup restent, mouroir. Quartier dit. Cours des miracles. Chaque maison dite a vue sur l’autre.

Dans le sens des aiguilles d’une montre tourne le chien. Dans le sens inverse des aiguilles d’une montre tourne le chien. Cet animal contre la montre meurt. Retour au monde. Posé contre un rebord, le monde posé contre un rebord, du mouvement tourné.

Cette jeunesse multiplie les visages. Le lieu de nos figures. Nous nous reflétons dans l’inconfort. Nous nous défaisons du poids des devoirs. Le monde, projection vaste et indécise, couleur muette et indéfinie, changeante, surface tournante. Elle me rend visite tout à demi vêtu.

Laisse est le mot qu’il reste c’est aussi ça le choix libre laisse objet de corps de crocs être de caisse au bout pendant sans image langue pendue des organes en fuites. Laisse est une tige un trait un tire une corde un cercle de cuire devant la glotte. La glotte avale tout. La glotte est une planque. La ville est un village.

Des nuits se noient dans des chiffres. Rythme cessé des mots et du pouls. Mots se resserrent. Où poètes et auteurs se distinguent. Vous même d’ailleurs et moi même. Les maisons s’écroulent de la poésie. Émeute ouverte. Poésie armée.

Le vent vite traverse le village froid. Le vent froid traverse le village par la route à chaque palier de porte c’est le froid, le vent. Le vent glaciale qui balaye la ville et rarement les passants. Car les passants sont rares. Les passants disparue. Où tout passe du vide. Et traverse chacun d’un froid solitaire.

Murs froids route sèche maculée de vide. La route passe et le temps. Le village disparu. Le vide passant. Où les visages se cherchent. Rarement car peu. Se cherchent ou s’évitent. Car rarement. Peu les visages et les êtres. Où l’alcool coule dedans comme sur la plaie.

Astres sordides. Éternels calme hors fracas faux du spectacle de profils. Des langues qui se mêlent et s’étendent s’étalent en publique spectacle mort et nauséeux. Il regarde couler la seine et le sang. Et le sang dans la seine. Nous désahbitons.

Passé la porte on esquive. Contre le froid ivre excentré. On feinte la mort. Nous pallions. De ne pas choisir son costume. Laisser tousser. serrant des os des hommes dits droits tiennent raide et de force d’une main comme une autre laisse et liasse tout tenu par des hommes ou des chiens macabres de bave et de graisse cuire main.

Le nouveau collège est à côté du petit et du grand quartier qui se font face et guerre. Le nouveau collège est à l’image de la cité, carcérale, circulaire, ennuyé. La poésie n’a pas de moyens. Tombent les maisons. La ligne est longue, la ligne fuit, la ligne fume, brûle, ligne longue se balance au long.

La pluie ne tombe pas comme les gaz, cette jeunesse sans âge, à tire tendu. Les conditions objectives réunies plus une suite de verbes d’actions. De gestes. Notre jeunesse à monde, lieu de toutes les mutations, du soulèvement impératif aux libertés conditionnelles.

Visage esseulé, visage cogné, visage éclaté. Éclaté contre la nuit, éclaté contre la durée. Corps titubant corps penchant. Penchant de corps vers le vide. Au vide dedans à annuler au vide autour à oublier. Les dispositifs de divers ordres déshumanisés façonnent nos mouvements.

Noire mémoire. Se frotter au monde disait-il. Non sans accrocs. Se frotter à soi se quitter. Cogné contre le monde intact le monde rigide toujours droit le monde dure réceptacle. Traînés de lave, traînés de boue, traînés dansantes et mêlées.

J’ai vu la lumière verte dans la nuit au loin ce point suspendu dans l’air et dans le noir, lumineux, j’ai respiré l’air, tourné la tête, j’ai vu dans l’obscurité du soir le halo d’une porte éclairé par la lumière d’une pièce une porte ouverte sur la nuit éclairait le sol d’un jaune terne, j’ai vu l’ombre de deux pieds, entendu les onze coups de la cloche, respiré l’air par la bouche, sentir le chaud monter les oreilles, là, je fumais.

Chaque désespoir patiente la cassure voisine. Chacun célèbre la folie par la fenêtre. Ou le tube la télé. Le coup de hache ou la défenestration. Les enfants s’ennuient. Ils se battent. Il frappent fuient les coups. Ils brûlent un champs.

Les visages que l’on cherche. L’absence passante. Où le labeur de la terre est interdit aux fous. Des faces sans âge qui se marrent, marchent. Les allures parisiennes les croque-mitaines garés. Ici la parole à personne. Par où la grande route froide passe.

Tâche ronde recouverte cercle peint. Visage écran. Surface mentale pleine fragmentée. Hauteurs souvent renversées langue chiffrée déchiffrée verrouillée document transmis être entier à charge des murs. Châteaux d’impulsions électriques de signaux, impulsifs de messages impulsifs d’alertes, de signaux de signes, de feux.

Au garage les provisions de patates et de pommes. Le garage précède la cave. La cave lieu secret. On fait des tours au centre, du quartier en demi cercle. On suit la route, en rond. Parfois comme en prison on entend hurler autour. On espère que ça n’ira pas trop loin chez nous.

Elle se dégrafe se détache de tout laisse par ses yeux quelques promesses de bonheur avec sa main durcie mon tronc. Aspérités, vents, déflagrations.Pour écrire je témoigne des accidents du corps contre le sol. La nuit j’ai disparu. Je me suis disparu dans une suite de rebonds violents.

Les mots précèdent parfois les gestes, mêmes involontaires. Il nous faudrait un peu de calme. Et pourtant même le calme n’arrive pas à bout de nous. Nous nous détruisons. Notre spontanéité est prémédité. Le chant terminé. Vie est ou n’est pas le chant. Chant numéro. Chant du tire.

Il n’y a pas de victoire, toujours naissant, nous sommes débutant sans fin, et tout tourne. Nous prenons le soleil et le maquis. Tout ce qu’il nous reste de débrouille. Le vent transporte les rires et les cris, les explosions, faire le tour de la terre.

Des enfants que l’on range, bien, dans de petits placards. Des adultes que l’on range, bien, dans de petits placards. Né déjà, d’un devenir prisonnier. Loin d’être loin.

Il a fallu me rassembler. Freiner la dispersion. Chercher dans la veille obscure les éléments de l’enquête. Les éléments inexistants de l’enquête. Cette absence de lieux et de verbes d’actions ne sera jamais autre chose que l’absence d’un corps dans le temps battent contre l’espace toujours restreint.

Ronflement de l’eau, ronflement des roues, des routes, des ponts, des moteurs et bobines. Nous tirons dans les trous nous retenons le souffle, pour que la résine monte. Puis se colle glisse ou graisse, des nœuds d’organes des capillaires. Des paillassons. Chaque maison a sa porte, son pignon.

Cycle. Tout tourne autour de nous, nous nous tournons autour de. Boucles. Tranchées. Présent brut. Pour ne pas en rajouter. Où pour se planter. comment tu fais ton compte – comment tu changes d’avis – comment tu traînes – comment tu oublies – comment tu te fais petit – alors que tu es grand – comment tu commentes – comment tu surgis - comment tu t’entasses – comment tu te tiens – comment tu boudes – comment tu te caches – comment tu te vois – comment tu t’évites – comment tu attends – comment tu traces tes lignes – comment tu t’alignes – comment tu as faim – comment ça se fait – comment tu répètes – comment tu demandes – comment tu t’angoisses – comment tu t’enfermes – comment tu respires – comment tu t’éprends – comment tu regardes – comment tu t’éloignes – comment du bondis – comment tu insistes – comment tu ramasses – comment tu te freines – comment tu te dis – comment tu tournes – comment tu marches – comment tu suintes – comment tu vois – comment tu te plies – comment tu oublis – comment tu corresponds – comment tu te demandes – comment tu fais – comment tu fais pour éviter – comment tu poursuis – comment tu patientes – comment tu pourris.

Tout était déjà passé, et le siècle et la disparition des siècles, nous arrivons ensuite, après l’art, après le travail, après la communauté, nous sommes vide, vidés de certitudes, après nous, nous nous ramassons, d’un nous hypothétique et fantasmé, nous sommes des citations.

Ce lieu existe. Ce lieu n’existe pas. au pied frappant ces choses bipèdes reluisent de vers de lombrics de plastiques de latex de métaux de sang séché des hommes dits droits. Sa peau. Blanchir contre le vent pores solides crispés du gel. Tousser, éructer chercher l’air.


Une cité de campagne, quartier, demi quartier, murs contre murs. Cloisons faibles. Lotissement. Hlm. Cité rond point. Quartier fini. Quartier rebut. Périphérie proche. Oubliez les estomac des villes. Préférez ses vaisseaux pour atteindre le cœur. 


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6 juillet 2016

peindre / écrire







peintures, en cours

22 juin 2016

Encres et sabots



Quelques images
vues d'exposition 
et encres en cours
(juin 2016)





série des Tentatives (2011)
présentée à Cerilly
pour l'exposition Monde Esseulé
avec Alexis Judic

En dessous :
Courte documentation,
quelques vues de l'exposition.
( j'ai très peu de photographies de bonne qualité,
ce qui explique une mauvaise documentation,
donc peu d'images )































( la dernière photographie
est une vue d'atelier avant installation )


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Puis des dessins à l'encre en juin,
formats 50x65cm sur papier 300g. 





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Omnia Sunt Communia
le premier d'une suite du même nom, surement.
toujours 50x65cm


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D'autres encres
formats variables. 






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" La jeune fille conçoit sa propre existence 

comme un problème de GESTION "
( Tiqqun )





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8 juin 2016

REVUE PLI numéro 5 - parution !




Le numéro 5 de la revue PLI est disponible !

Vous pouvez le commander à cette adresse :

ou en écrivant à :
boom(at)riseup.net
justin.delareux(at)gmail.com
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site internet de Pli :


Documentation :





















128 pages
couvertures monotypes pinceau et encre
200 exemplaires différents
 15e ports inclus


Avec :

Maxime Actis, Romain Boulay, Comité d'Action,
Stéphane Chavaz, 
Guy Debord, Justin Delareux,
Olivier Deprez, Jocelyn Gasnier, 

Jean-Marie Gleize, A.C. Hello, Florence Jou, ,
 Aurélien Marion, MK, Patrick Mosconi, Sacha Niemand, 
Michail Nikolidakis, Stéphane Nowak, 
Groupe Rembrunir, Lucien Suel, 
Franz Tafta, Michele Zaffarano, Nicolas Zurstrassen


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